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Tripler les investissements en efficacité énergétique d’ici 2030 et au-delà

Les Super ESE et leurs retombées

Le monde investit chaque année des centaines de milliards de dollars dans l’efficacité énergétique, mais ces dépenses demeurent bien inférieures à celles requises pour atteindre les objectifs mondiaux en matière d’énergie et de climat. Bien que les pays aient pris, à la COP28, l’engagement de doubler le rythme d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici 2030, les investissements annuels devront plus que tripler pour combler l’écart actuel. 

💡En 2025, les investissements mondiaux dans l’EE1 ont atteint 773 milliards de dollars US dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie et des transports.2 Toutefois, ce chiffre reste bien inférieur aux 1,9 milliard de dollars US d’investissements annuels nécessaires pour respecter l’engagement pris lors de la COP28 de doubler le taux de croissance du marché de l’EE d’ici 2030.3 À titre de comparaison, les investissements dans les énergies renouvelables (ER) ont totalisé 780 milliards de dollars en 2025, mais devront atteindre à 1,5 milliard de dollars par an d’ici 2030 pour rester sur la bonne voie.4 

Selon l’IRENA, 20 à 25 % des réductions d’émissions de CO₂ d’ici 2050 pourraient provenir d’améliorations en matière d’efficacité énergétique, ce qui équivaut à environ huit à dix gigatonnes de CO₂ économisées chaque année.5,6 

Un modèle retient de plus en plus l’attention en raison de sa capacité à accroître les investissements tout en réduisant les risques pour les utilisateurs finaux d’énergie : celui des « Super ESE ».  

Sur le marché mondial actuel des contrats de performance d’économie d’énergie, les entreprises concluent des contrats avec des consommateurs finaux d’énergie afin de concevoir et de mettre en œuvre des projets d’économies d’énergie, et leur rémunération est liée, d’une manière ou d’une autre, aux performances de ces projets. Le marché des CPE est évalué à environ 33,4 milliards de dollars US et devrait atteindre 62,6 milliards de dollars US d’ici 2033, la Chine et les États-Unis étant les principaux marchés, suivis par l’Europe, tandis que ceux du reste du monde restent marginaux7. Les entreprises de services écoénergétiques (ESE), c’est-à-dire les organisations qui recourent aux contrats de performance énergétique (CPE) dans le cadre de leurs activités, constituent un moteur essentiel des investissements en efficacité énergétique et de la réduction de la consommation d’énergie. Pourtant, sur tous les marchés, le recours aux CPE reste fragmenté, les cadres juridiques varient considérablement et la capacité financière des secteurs institutionnel et privé est limitée; elle ne peut donc pas pallier le manque de capacité de financement concernant des utilisateurs finaux. Sur la plupart des marchés, les activités des ESE sont encore peu développées, voire inexistantes.  

Si les technologies d’EE sont largement disponibles et financièrement viables dans de nombreux cas, le défi consiste toujours à transformer ces opportunités en projets bancables et évolutifs. Combler ce déficit de mise en œuvre est désormais l’une des priorités majeures pour atteindre les objectifs mondiaux en matière d’énergie et de climat. 

Le modèle de Super ESE constitue un moyen d’accélérer le recours aux CPE et le développement des marchés des ESE; ce modèle fait actuellement l’objet de projets pilotes et est déployé dans de nombreux pays (ex. : en Espagne, au Kenya, en Ouganda, en Afrique du Sud, au Rwanda et dans d’autres pays). Ces organisations ont le potentiel de devenir l’un des mécanismes les plus efficaces pour combler le déficit d’investissement en matière d’efficacité énergétique, afin de générer d’énormes économies d’énergie et de réduire considérablement les émissions de CO₂. 

Qu’est-ce qu’une Super ESE ?  

Une Super ESE est une entité créée par des investisseurs publics et/ou privés qui propose à ses clients des services de CPE complets dans le cadre d’un accord de partage des économies, incluant un financement adapté, tout en sous-traitant la conception et la mise en œuvre des projets à des ESE du secteur privé qui garantissent la réalisation des économies attendues. Compte tenu de leur statut unique sur le territoire où elles opèrent, les « Super ESE » développent soit de nouveaux marchés pour les ESE existantes du secteur privé, soit contribuent à introduire le concept de « Super ESE » dans certains pays afin d’amorcer le développement des ESE. 

À titre d’organisations spécialisées, les Super ESE doivent disposer de toutes les capacités nécessaires pour élaborer des modèles de CPE adaptés et produire l’ensemble de la documentation requise (propositions aux clients, modèles de documents d’approvisionnement et de contrats, plans de mesurage et vérification, etc.). Elles doivent notamment être en mesure de repérer les occasions d’affaires et les technologies disponibles, de concevoir des projets et d’en assumer les coûts de mise en œuvre dans les contextes visés. Par-dessus tout, elles doivent pouvoir mettre en place des mécanismes de financement adaptés leur permettant d’investir dans des projets d’EE et de se faire rembourser à long terme au moyen d’une part des économies générées. Les Super ESE facilitent ainsi le repérage d’occasions inexploitées de recourir aux CPE dans les marchés ciblés. Elles ne sont pas des concurrentes des ESE, mais plutôt des catalyseurs qui contribuent au développement et à la croissance du marché. 

Modèle conceptuel d’une Super ESE8 

Ainsi, les Super ESE ne se contentent pas de mettre en œuvre des projets. Elles s’attaquent à l’un des principaux obstacles limitant le déploiement de l’EE à l’échelle mondiale : l’incapacité de nombreuses organisations à accéder au financement, à gérer les risques techniques et à développer des projets à grande échelle. 

Structure d’une Super ESE 

Une Super ESE peut être structurée soit comme une entité publique, soit comme une entité privée.  

1. Super ESE publiques : Les Super ESE publiques sont principalement utilisées par les gouvernements pour faciliter l’application du concept de Super ESE en évitant aux utilisateurs finaux individuels (ministères, organismes publics, etc.) de devoir lancer des appels d’offres, puisqu’ils peuvent passer directement des contrats avec ces Super ESE publiques. Elles permettent le développement d’une expertise centralisée pour lancer des appels d’offres et gérer des CPE avec des ESE du secteur privé. Elles permettent également de mobiliser des fonds publics et d’attirer des financements institutionnels et commerciaux, ce qui fait des Super ESE l’un des mécanismes utilisés pour surmonter les obstacles entravant la mise en œuvre à grande échelle de projets d’efficacité énergétique dans le secteur public. Etihad ESCO à Dubaï9 et TAQA Energy Services10 à Abou Dhabi, toutes deux situées aux Émirats arabes unis, Tarshid11 en Arabie saoudite, ainsi que #12 au Canada sont des exemples phares de ce modèle.  

2. Super ESE privées : Les Super ESE privées investissent dans des projets sous-traités à des ESE et assument les risques commerciaux liés au défaut de paiement des clients, tout en laissant les risques techniques aux ESE sous-traitantes. Ainsi, les Super ESE privées lancent et développent des projets, signent des contrats et entretiennent une relation globale avec les consommateurs finaux d’énergie pendant toute la durée des contrats. Les Super ESE privées remplissent le même rôle que les Super ESE publiques, mais se concentrent uniquement sur les consommateurs finaux d’énergie du secteur privé, car elles ne sont pas autorisées à travailler directement avec des entités du secteur public. SOFIAC Canada13, SOFIAC France14, Climary15 aux Philippines et le Fonds Africain d’Efficacité Énergétique (FAEE) au Maroc sont des exemples phares de Super ESE privées. 

Principaux enseignements et principaux obstacles sur les marchés développés  

Si le concept de Super ESE est désormais bien établi sur plusieurs marchés, son évolution a mis en évidence à la fois les conditions de réussite et les obstacles structurels qui continuent de limiter son utilisation et son adoption à plus grande échelle.  

Le tournant s’est produit en 2013 avec la création de Etihad Energy Services Company à Dubaï. Pour la première fois, une organisation dédiée a été mise en place pour développer systématiquement un marché de l’EE en s’appuyant sur le modèle des Super ESE. Son succès a démontré que les CPE pouvaient être déployés à grande échelle et a suscité des initiatives similaires dans toute la région.  

Créée à l’initiative du Conseil suprême de l’énergie de Dubaï  et sous l’impulsion de l’Autorité de l’électricité et de l’eau de Dubaï, Etihad Energy Services Company avait pour objectif de développer un marché de l’EE et de créer des emplois grâce à de nouveaux projets de rénovation d’installations, dans le cadre de ses efforts visant à faire de Dubaï un exemple régional et mondial de référence en matière d’EE, le tout conformément à la stratégie de maîtrise de la demande en énergie l’horizon 2030 de Dubaï qui vise à réduire la consommation d’électricité et d’eau de 30 % d’ici 2030. La création de Etihad ESCO a été suivie par celle d’autres Super ESE du secteur public dans la région, notamment Tarshid en Arabie saoudite et TAQA Energy Services à Abou Dhabi. 

Une révolution majeure s’est produite dans les années 2020 avec le développement des Super ESE dans le secteur privé, à commencer par SOFIAC Canada. Lancée par Econoler, l’une des entreprises leaders dans l’utilisation des CPE et conseillère lors de la création de Etihad ESCO, SOFIAC Canada a démontré que l’efficacité énergétique pouvait attirer les investisseurs institutionnels lorsque les projets sont regroupés, que les risques sont correctement gérés et que les remboursements sont liés aux performances vérifiées des projets. 

SOFIAC Canada a levé 135 millions de dollars US, dont 73 millions provenaient de financements publics par l’intermédiaire de la Banque de l’infrastructure du Canada, ce qui signifie que chaque dollar public a permis de mobiliser 0,85 dollar US de capitaux privés. À titre de comparaison, le secteur des énergies renouvelables mobilise souvent entre 3 et 4 dollars US d’investissements privés pour chaque dollar public16, et ce secteur a mobilisé davantage de capitaux sur les marchés matures. En 2025, le portefeuille de SOFIAC Canada avait permis d’éviter environ 167 tCO₂ par million de dollars US investis, alors que la technologie solaire photovoltaïque permet généralement d’éviter environ 800 tCO₂ par million de dollars US. 

Les Super ESE permettent généralement de réaliser des économies d’énergie de 25 à 60 % dans une installation, et ciblent des secteurs que les énergies renouvelables ne peuvent pas décarboner efficacement, tels que le bâtiment, le chauffage et l’industrie. Contrairement aux énergies renouvelables, qui visent à fournir de l’énergie propre, les Super ESE s’attachent à réduire la demande existante, et leur impact est mesuré en termes d’émissions de CO₂ évitées par rapport à la consommation de combustibles fossiles. Elles s’attachent également à réduire la demande de pointe de manière fiable, ce qui est très souvent essentiel dans le processus de transition énergétique des réseaux électriques. Les mesures d’efficacité énergétique peuvent donc constituer un moyen plus rentable de réduire la demande de pointe que le simple ajout de nouvelles capacités de production d’énergie renouvelable. 

Pris isolément, ces chiffres peuvent cependant être trompeurs. En effet, ils ne mesurent que l’impact direct sur les émissions de carbone, sans tenir compte des avantages économiques, sociaux et systémiques plus larges apportés par les Super ESE. Les Super ESE procurent des avantages qui vont bien au-delà de la réduction des émissions de carbone, notamment des économies de coûts directes et des gains de productivité, une valorisation accrue des actifs (les bâtiments écoénergétiques commandant des loyers et des prix de revente plus élevés), un meilleur confort intérieur et une meilleure qualité de l’air, ainsi qu’une plus grande résilience aux changements climatiques. Pour les clients, les Super ESE procurent également des avantages financiers immédiats, notamment des flux de trésorerie positifs dès le premier jour, aucune incidence sur la capacité de financement de l’entreprise, une utilisation optimisée des subventions, la pleine propriété des actifs dès leur installation, ainsi qu’une réduction des besoins futurs en dépenses d’investissement grâce au remplacement accéléré des actifs.  Par conséquent, les énergies renouvelables et les Super ESE doivent aller de pair : les énergies renouvelables servent à rendre l’approvisionnement énergétique plus propre, tandis que les Super ESE permettent la mise en œuvre de rénovations énergétiques en profondeur dans les bâtiments et l’industrie, qui réduisent la quantité d’énergie nécessaire.  

Malgré ces réussites, la généralisation du modèle des super ESE demeure complexe. 

En dépit de leur fort potentiel technique et de résultats éprouvés, des obstacles structurels persistants continuent de freiner leur essor. Tout d’abord, les Super ESE constituent des structures complexes sur les plans technique, juridique, opérationnel et financier. La mise en place de montages financiers complexes reste le principal défi. De plus, les projets d’EE sont souvent de taille relativement modeste, fragmentés et perçus comme risqués, puisque leur rentabilité repose sur des économies vérifiées plutôt que sur la production d’énergie. Cette situation complique l’accès à des capitaux abordables et mine la confiance des investisseurs. Sur le plan des politiques publiques, l’EE souffre d’un manque d’incitatifs clairs et de cadres normalisés, ce qui ralentit son adoption par le secteur public. Les données limitées, la pénurie d’expertise technique locale et la méconnaissance des normes reconnues de mesure et de vérification freinent également la reproduction des projets. Au sein des organisations, les initiatives d’EE relèvent souvent des équipes responsables du développement durable plutôt que des fonctions de gestion financière ou opérationnelle, de sorte qu’elles peuvent perdre en priorité dans le processus décisionnel. À l’inverse, les solutions proposées par les Super ESE ne nécessitent aucun investissement de la part des bénéficiaires des projets, ne comportent aucun risque technique puisque les remboursements sont effectués uniquement à partir des économies d’énergie démontrées, et génèrent des flux de trésorerie positifs dès le premier jour. Enfin, la nature intangible de la consommation d’énergie évitée rend les avantages des Super ESE moins visibles et moins attractifs sur le plan politique que ceux des parcs solaires ou des éoliennes. En conséquence, les Super ESE opèrent souvent dans l’ombre, bien qu’elles permettent de réaliser des économies d’énergie de 25 à 60 %, qu’elles confèrent une image plus écologique aux bénéficiaires des projets et qu’elles améliorent les résultats financiers de ces derniers. Les Super ESE pourraient bénéficier d’une meilleure reconnaissance politique, de mécanismes de financement mixte, d’une valeur reconnue issue des CPE ainsi que d’une plus grande visibilité sur le marché afin que l’efficacité énergétique devienne une opportunité commerciale stratégique pour les utilisateurs finaux et non une initiative secondaire en matière de développement durable. 

Les Super ESE : un catalyseur de la transition énergétique dans les économies émergentes 

Partout dans le monde, les opérateurs chargés des systèmes énergétiques sont confrontés à un double défi : une demande croissante en énergie et une marge de manœuvre budgétaire limitée pour développer les infrastructures. Cela est d’autant plus vrai dans les économies émergentes. Par exemple, environ la moitié des pays africains connaissent une situation de détresse financière, et le coût du capital associé aux projets d’énergie propre est généralement de deux à trois fois plus élevé dans les économies émergentes que dans les marchés développés. Cette situation pèse lourdement sur les bilans des organismes publics et des entreprises d’État. 

Cependant, la source la plus rapide et la plus rentable en énergies nouvelles réside souvent dans une réduction de la consommation grâce à des gains d’efficacité énergétique. 

De plus, l’amélioration de l’EE dans le secteur public contribue à libérer des capitaux, à atténuer les contraintes du réseau et à faciliter l’intégration des énergies renouvelables, tout en renforçant la sécurité énergétique globale. Par conséquent, les Super ESE publiques jouent un rôle central dans la mise en place d’un marché national des ESE en apportant une expérience de terrain et en démontrant la viabilité des investissements dans l’EE.  

Par exemple, Attijariwafa Bank a lancé en septembre 2024 la première phase du Fonds Africain d’Efficacité Énergétique (FAEE) au Maroc, une Super ESE privée visant à accélérer la transition énergétique et la décarbonation des entreprises africaines. Le FAEE investit actuellement plus de 20 millions d’euros dans des projets d’efficacité énergétique mis en œuvre par des ESE locales dans le cadre des CPE. Fort de ce premier succès, le FAEE a commencé à structurer sa deuxième phase, qui se concentre également sur le Maroc mais s’étend également à d’autres pays où Attijariwafa Bank est fortement implantée, principalement en Côte d’Ivoire, en Égypte, au Sénégal et en Tunisie. 

La bonne nouvelle, c’est que d’autres pays envisagent de mettre en place des Super ESE. C’est le cas, par exemple, du Kenya, qui compte plus de 20 000 bâtiments publics, y compris des établissements institutionnels, dont la consommation énergétique annuelle cumulée est estimée à 700 GWh et qui représentent environ 10 % de la consommation totale d’énergie du pays. Les dépenses énergétiques annuelles liées à ces bâtiments s’élèvent à environ 120 millions de dollars US. Le gouvernement national du Kenya et les administrations des comtés représentent 30 % de la dette totale des consommateurs d’électricité, ce qui paralyse la Kenya Power and Lighting Company (KPLC) et sa capacité à investir dans les infrastructures électriques du pays. En 2023, la Banque africaine de développement a accordé un financement à la KPLC afin de structurer et de renforcer les capacités d’une équipe mise en place au sein de l’Institut d’études et de recherche sur l’énergie (IESR) de la KPLC pour fonctionner comme une « Super ESE ». L’objectif est de réduire la consommation annuelle de 175 GWh et de contribuer à éviter environ 56 kilotonnes d’émissions de CO₂ par an. En termes monétaires, cela se traduit par environ 20 millions de dollars d’économies annuelles17 et par une réduction de 2,5 % de la consommation énergétique nationale totale.  

Conclusion : pourquoi les Super ESE pourraient-elles devenir une pierre angulaire de la transition énergétique mondiale ? 

Les Super ESE offrent bien plus qu’un simple mécanisme de financement innovant. En réduisant les obstacles à l’investissement, en mobilisant des capitaux privés et en facilitant le déploiement à grande échelle de projets d’efficacité énergétique, les Super ESE contribuent à relever l’un des défis les plus persistants de la transition énergétique, en transformant des opportunités d’efficacité éprouvées en investissements bancables. 

Leur impact va au-delà des économies d’énergie. Les Super ESE génèrent des économies considérables pour les services publics d’État, réduisent le poids de la dette, améliorent la résilience du système énergétique et soutiennent de nouveaux investissements dans des infrastructures de réseau modernes. Elles contribuent également au développement des marchés locaux des ESE, renforcent les capacités nationales en matière d’efficacité énergétique, créent des emplois verts et encouragent l’adoption de politiques, de normes et de pratiques de mesure qui favorisent la croissance à long terme du marché. 

Alors que la demande énergétique continue d’augmenter et que les ressources publiques restent limitées dans de nombreuses régions du monde, l’efficacité énergétique doit être considérée non pas comme une mesure secondaire de développement durable, mais comme un investissement stratégique. Dans ce contexte, les Super ESE ont le potentiel de devenir un catalyseur essentiel de transitions énergétiques durables, inclusives et résilientes, en particulier dans les économies émergentes et en développement où le besoin d’une utilisation efficace de l’énergie est souvent le plus grand. 

Auteurs

Alberto Bernardini

Consultant international, Econoler

Pierre Langlois

Président, Econoler