Le Fonds vert pour le climat (GCF), le plus grand fonds mondial dédié au climat, a été créé en 2010 pour soutenir les pays en développement dans leur transition vers un avenir à faibles émissions et résilient face au climat. Dans la lutte contre le changement climatique, le secteur de l’énergie constitue un champ d’action majeur, représentant 75 % des émissions mondiales.
Si la réduction des émissions sectorielles est essentielle pour limiter le réchauffement à moins de 2°C, le secteur de l’énergie doit également permettre l’accès à l’énergie propre pour les 750 millions de personnes encore privées de ce service, non seulement en Afrique subsaharienne mais dans toutes les régions du monde, notamment dans les zones reculées.
Par ailleurs, la croissance rapide du marché des énergies renouvelables transforme profondément les opportunités d’emploi dans le secteur et pour les nouveaux entrants. Cette transformation sectorielle nécessite de faciliter l’inclusion économique d’une main-d’œuvre plus diverse, permettant aux femmes et aux jeunes d’accéder à des emplois stables et significatifs.
Accroître l’accès tout en réduisant les émissions : un défi mondial
Réaliser la première évaluation du GCF sur le secteur de l’énergie a présenté des défis méthodologiques et opérationnels considérables. Le GCF gère un portefeuille vaste et hétérogène, couvrant plus de 100 pays, ce qui complique l’élaboration d’une vision cohérente et comparable des performances des interventions énergétiques à l’échelle mondiale.
De plus, les activités liées à l’énergie sont intégrées dans une large variété de projets, souvent non explicitement étiquetés “énergie”, ce qui rend difficile l’identification, la classification et l’évaluation précises des initiatives pertinentes.
La disponibilité des données varie également selon les régions, les partenaires de mise en œuvre et les types de projets. La collecte de données suit des normes et des calendriers différents selon les contextes nationaux, compliquant la constitution d’une base de preuves unifiée et la réalisation d’analyses comparatives robustes.
Enfin, intégrer l’égalité des genres et l’inclusion sociale (GESI) dans un secteur traditionnellement très technique et axé sur l’ingénierie ajoute une complexité supplémentaire. Garantir que les considérations d’inclusion soient analysées systématiquement, de la conception du projet aux bénéfices pour les utilisateurs finaux, a nécessité d’adapter les outils d’évaluation, de redéfinir les exigences de preuves et d’impliquer divers acteurs locaux.
Mandat
Réaliser la première évaluation indépendante du portefeuille du GCF dans le secteur de l’énergie.