Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques 2026-2050 : ce que la nouvelle politique énergétique du Québec signifie pour les organisations
Le gouvernement du Québec a récemment dévoilé son Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) 2026-2050, qui devient la nouvelle référence en matière de politique énergétique pour les prochaines décennies.
Cette feuille de route vise à renforcer la sécurité énergétique du Québec, soutenir sa croissance économique et accélérer sa transition vers la carboneutralité. Pour les entreprises, les institutions et les acteurs du secteur énergétique, le PGIRE trace également les grandes orientations qui influenceront les investissements, les programmes et les décisions en matière d’énergie au cours des prochaines années.
Une place centrale pour l’efficacité énergétique
L’un des messages les plus clairs du PGIRE est que l’efficacité énergétique est désormais considérée comme une véritable ressource énergétique.
D’ici 2050, le Québec prévoit notamment :
- 50 TWh d’économies d’électricité grâce à l’efficacité énergétique
- 14 TWh d’économies de gaz naturel grâce à des mesures d’efficacité énergétique
- Des investissements majeurs dans la modernisation des bâtiments et des procédés industriels
Cette orientation confirme l’importance de réduire la consommation énergétique avant d’augmenter les capacités d’approvisionnement.
Au-delà des économies d’énergie, ces initiatives peuvent également générer des retombées importantes pour les participants, les entreprises et la collectivité. Encore faut-il être en mesure de mesurer ces résultats et de comprendre les facteurs qui favorisent leur succès.
Dans ce contexte, l’évaluation des programmes joue un rôle essentiel. Elle permet notamment de mieux comprendre l’expérience des participants, de suivre l’évolution des marchés, de valider les impacts obtenus et d’identifier les pistes d’amélioration afin de maximiser les retombées des investissements réalisés.
Pour en savoir plus, explorez nos services d’évaluation de programmes.
Une demande énergétique en pleine transformation
Même si la consommation totale d’énergie devrait légèrement diminuer d’ici 2050, la demande en électricité continuera de croître sous l’effet de l’électrification.
Le transport poursuivra sa transition vers des technologies électriques, tandis que plusieurs secteurs industriels verront leurs besoins augmenter, notamment les centres de données, la filière batterie et les industries de transformation.
Pour répondre à cette évolution, le Québec devra mobiliser de nouvelles sources d’approvisionnement énergétique tout en optimisant l’utilisation de l’énergie existante.
Cela ouvre la voie à des projets combinant efficacité énergétique, gestion de la demande, récupération de chaleur et solutions énergétiques innovantes.
La gestion de l’énergie devient un levier stratégique
Le PGIRE mentionne explicitement la norme ISO 50001 comme un outil permettant d’améliorer la productivité énergétique des organisations.
Les entreprises seront de plus en plus appelées à adopter une approche structurée de gestion de l’énergie afin de :
- Réduire leurs coûts d’exploitation
- Améliorer leur performance énergétique
- Renforcer leur compétitivité
- Soutenir leurs objectifs de décarbonation
Pour plusieurs organisations, cela représente l’occasion de passer d’initiatives ponctuelles à une démarche continue d’amélioration de la performance énergétique.
En savoir plus sur les systèmes de gestion de l’énergie et la certification ISO 50001
De nouvelles occasions pour les programmes et les projets énergétiques
Le PGIRE prévoit des investissements importants dans les infrastructures énergétiques, les bioénergies, la flexibilité énergétique et l’innovation.
Dans ce contexte, les organisations responsables de programmes énergétiques devront s’appuyer sur des analyses rigoureuses afin d’orienter efficacement les investissements et de maximiser les retombées.
Le plan reconnaît également l’importance des bénéfices économiques et sociaux associés aux initiatives d’efficacité énergétique, au-delà des seules économies d’énergie. Pourtant, ces retombées sont encore souvent sous-estimées lors de l’évaluation des projets.
Les investissements en efficacité énergétique peuvent générer de nombreux bénéfices non énergétiques, notamment :
- L’amélioration de la santé, de la sécurité et du bien-être au travail
- L’amélioration de la qualité des produits
- L’augmentation de la productivité des employés et des équipements
- La réduction des arrêts de production non planifiés
Trop souvent, ces impacts demeurent invisibles dans les processus décisionnels, ce qui peut freiner la mise en œuvre de projets pourtant porteurs d’une forte valeur ajoutée. En aidant les organisations à identifier, quantifier et valoriser ces bénéfices non énergétiques, il devient possible de mieux démontrer la rentabilité globale des investissements et d’accélérer la transition énergétique.
En savoir plus sur les bénéfices non-énergétiques des projets d’efficacité énergétique
Se préparer dès aujourd’hui
Le PGIRE établit une vision énergétique à long terme qui sera révisée périodiquement afin de s’adapter à l’évolution des technologies et des marchés.
Pour les organisations, il s’agit d’une occasion de planifier dès maintenant les investissements et les initiatives qui leur permettront de tirer parti de cette transition. Les entreprises qui intégreront rapidement l’efficacité énergétique, la gestion de l’énergie et les stratégies de décarbonation dans leurs décisions seront mieux positionnées pour évoluer dans ce nouvel environnement énergétique.
Dans ce contexte, des outils comme ENERGY STAR® Portfolio Manager® (ESPM) deviennent essentiels pour centraliser les données, comparer la performance des bâtiments et soutenir les obligations de déclaration.
Chez Econoler, nous accompagnons les organisations dans la prise en main et l’utilisation d’ESPM afin de :
1. Structurer les données énergétiques de leurs bâtiments
2. Soutenir la conformité aux exigences de déclaration
3. Faciliter la gestion et le suivi de la performance à l’échelle d’un portefeuille
La valeur ne réside pas uniquement dans la conformité, mais dans la capacité à transformer ces données en décisions concrètes. En structurant et en analysant la performance de leurs bâtiments les organisations peuvent :
✔️Identifier plus rapidement les sources d’inefficacité énergétique
✔️Cibler les bâtiments les plus énergivores
✔️Optimiser les coûts d’exploitation
✔️Accélérer la planification des stratégies de décarbonation
Webinaire : comprendre les implications du PGIRE
Vous souhaitez approfondir les impacts du PGIRE sur les organisations québécoises ?
Joignez-vous au webinaire animé par Geneviève Gauthier, Directrice consultation chez Econoler, qui présentera les grandes orientations du plan et leurs implications pour les entreprises, les institutions et les acteurs du secteur énergétique.
Pour s’inscrire au webinaire : HEC WEBINAIRE | Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) – Avis d’experts